Le développement de la Robotique grâce à l’adoption des Objets Connectés

Le développement de la Robotique grâce à l’adoption des Objets Connectés

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L’Internet des Objets est actuellement un sujet majeur des grandes entreprises, tous secteurs confondus. D’après les prévisions des principaux analystes et cabinets de conseil, l’internet of Things devrait générer plusieurs milliards d’euros pour plusieurs millions d’objets vendus dans le monde. En effet, on constate à ce jour, de nombreuses initiatives de start-up et d’entreprises pour se positionner sur ce nouveau marché ainsi que des lancements de produits prometteurs destinées à la fois au grand public et aux professionnels.

Les problématiques de communication ou d’interopérabilité rencontrées avec les premières générations d’objets connectés, sont en passe d’être résolues grâce notamment au déploiement de réseau bas débit comme Sigfox et Lora par exemple.
On ne compte plus le nombre de solutions techniques développées (Framework, Gateway et autres langages) permettant d’effacer les barrières de communication entre les objets.

La promesse est alléchante : faire communiquer des objets intelligents et autonomes entre eux, fournissant des informations agrégées et souvent en temps réel, permettant une analyse fine et surtout prédictive dans un monde professionnel et grand public.

De nombreux facteurs permettent d’apprécier l’accélération de ce marché :

  • l’apparition de technologies dédiées (Bluetooth LE, réseau bas débit…),
  • la présence d’acteurs incontournables (Google, Apple…) ainsi que l’arrivée de start-ups innovantes,
  • et le développement de produits tous secteurs confondus.

N’oublions pas que ces technologies existaient il y a déjà plusieurs années. Ainsi, le stylo connecté (Anoto) est apparu en 2001 et permettait de gérer un objet « basique » en version numérique via le protocole Bluetooth, ou encore la montre Spot élaborée par Microsoft (2004) qui préfigurait déjà les montres connectées d’aujourd’hui. Les évolutions technologiques d’aujourd’hui se renouvellent en s’appuyant sur des initiatives testées quelques années en arrière.

Une nouvelle ère  semble se dessiner et risque de prendre une place aussi prédominante que celle de l’IoT : la robotique.
En effet, comme l’Internet des Objets, la Robotique de type « personnel » (nous ne parlons pas ici de robots industriels) cherche sa voie depuis plusieurs années. De nombreuses contributions, les siècles précédents, ont montré qu’au-delà des contraintes techniques de l’époque, l’intérêt pour des robots était évident.
Depuis l’apparition des premiers automates aux robots évolués de type Toshiba ou ceux émanant de la société Aldberran Robotics (Nao, Pepper, Romeo), notre relation avec ce type de dispositif « connecté » ne cesse de croitre et paradoxalement de se complexifier.

En effet, l’homme a toujours voulu créer une machine à son effigie jusqu’à pousser très loin la ressemblance (on rentre dans la fameuse « vallée dérangeante » imaginé par le japonais Masahiro Mori) tout en cherchant à combiner le compagnon idéal à la « machine » (terme déjà plus rassurant) lui permettant de s’affranchir de tâches répétitives.
Le principal obstacle auquel sont confrontés les roboticiens et psychologues ne sont pas tant les compétences techniques du robot lui-même (savoir se déplacer, savoir échanger), mais plutôt de trouver la « forme » la plus adaptée pour créer ce lien avec l’humain. On se rappelle ainsi des expériences de Sony avec Aibo ou des robots  RoboSapien (un intitulé qui dénote déjà à cette époque un besoin d’identification à l’homme).

De nombreuses séries, films et livres ont contribué à alimenter notre imaginaire et notre relation avec le robot. Les travaux des entreprises japonaises, américaines et françaises tendent à gommer les différences et à « trouver » par différents biais (apparences physiques, voix, expressions faciales, façon de se mouvoir, etc…) un lien « affectif » avec l’homme. Comme l’IoT, les produits deviennent de plus en plus matures techniquement et les technologies suffisamment avancées pour apporter un peu « d’humain » dans les machines que nous allons découvrir prochainement dans notre quotidien et dans nos entreprises.

Des sociétés françaises comme Aldebarran, RoboCareLab, Cybedroid, ou BlueFrog Robotics sont les témoins de ce nouvel engouement envers les robots via des approches assez différentes. Par exemple, le robot Nao d’Aldebarran établit un lien fort avec les enfants car il reste simple d’accès et est lui-même assimilé comme un enfant par ceux qui le côtoie. Le robot Milo de Robocarelab a pour vocation d’éviter l’exclusion de personnes autistes en reproduisant des nombreuses expressions faciales pour facilité l’interaction avec les autres.

Dans un autre domaine, les robots de téléprésence d’Awabot vont s’insinuer dans notre vie d’entreprise en nous proposant d’être connecté n’importe où, n’importe quand avec notre interlocuteur du bout du monde.

Bien entendu, nous ne sommes qu’à la première version de cette nouvelle ère, mais il est fort à parier qu’elle va connaître le même engouement que celle des objets connectés car elle combine plusieurs facteurs importants et incontournables :

  • une présence quasi permanente dans notre vie quotidienne (robot familial),
  • une intégration dans la vie d’une entreprise,
  • un « affect » immédiat de la jeune génération Y et Z.

Le cabinet de conseil Gartner positionne d’ailleurs cet univers dans les 10 prédictions technologiques notamment sur les sujets : « Contenu écrit par des robots » ou  « des robots pour patrons » (3 millions de travailleurs pourront être supervisés par des « robo-boss » d’ici 2018).

Bien entendu, de multiples écueils seront présents avant tout déploiement massif avec notamment la question primordiale de la place du robot dans notre société et par rebond dans nos foyers. Des psychologues comme Serge Tisseron analyse très bien les difficultés à comprendre et à anticiper les futures relations entre la machine et l’homme dans son livre « Le jour où mon robot m’aimera ! » C’est là tout le paradoxe souvent évoqué par Isaac Asimov de faire confiance à une machine, qui doit nous seconder mais qui peut également nous remplacer.

Enfin, un robot doit-il être assimilé comme un être physique et doté de conscience ? Doit-il  être considéré comme un citoyen à part entière ? (et donc assigné à des lois humaines).

Une partie de ces sujets sera abordée lors du prochain événement « Zest, Innovation » organisé par la société Sedona le 5 Novembre 2015 à l’Eurosites George V dans lequel la plupart des sociétés évoquées dans cet article participeront et présenteront leurs solutions. Serge Tisseron interviendra également pour évoquer cette fameuse relation ambigüe que nous allons tisser avec les machines dans les prochaines années.

Les inscriptions sont ouvertes à cette adresse : zest.sedona.fr.
E
vénement réservé aux professionnels dans les limites des places disponibles.

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